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lundi 18 mars 2019

Les 3 piliers de la vitalité

La vitalité est un principe essentiel. Elle est surtout utilisée au sein des médecines parallèles et complémentaires, comme la naturopathie, l'ayurvéda ou encore le Reiki ou le magnétisme. 
La vitalité est intrinsèquement liée à l'harmonie de nos 7 chakras. Ou, en naturopathie, de nos 7 centres émotionnels. La vitalité, c'est tout simplement l'équilibre entre plusieurs piliers. 

Que sont les piliers de vitalité ?

Les piliers de vitalité sont les différents critères, pour parler simplement, essentiels à la vitalité. Ils sont tous liés les uns aux autres et interagissent pour nous apporter une vie plus saine, plus équilibrée. 
Nous avons donc ces piliers essentiels :
  • L'alimentation,
  • L'activité physique,
  • La gestion du stress.
Ces trois piliers sont les plus importants, autour desquels viennent s'ajouter d'autres critères, parmi lesquels l'on peut citer le sommeil, la vie sociale, la pensée positive... Ces derniers étant liés directement aux trois piliers primordiaux. 
Si ces trois piliers sont bien compris, s'ils sont équilibrés, le reste suivra. 

Pourquoi sont-ils si importants ? Tout simplement parce que les piliers de vitalité sont également les piliers d'une bonne santé. 
Pourquoi sont-ils liés ? Parce qu'ils agissent tous les uns avec les autres, psychiquement parlant. Un trop grand stress peut mener à une mauvaise alimentation, un manque d'activité physique peut amener le stress, une mauvaise alimentation peut mener à un mal-être (et au stress), etc. 
Il s'agit d'un cercle, soit vicieux dans le cas où ils seraient en dysharmonie, soit sain s'ils sont équilibrés ou fonctionnent au mieux. 

Ces piliers de vitalité sont des piliers de santé, mais aussi de bien-être physique et psychique. 

L'alimentation

Manger sainement et équilibré est important pour notre santé. Nous le savons tous, les médecins nous le disent, les expériences l'ont prouvé. 
Une bonne santé commence dans l'assiette. L'alimentation est un pilier de la santé physique. Qui peut, cependant, induire une bonne ou une mauvaise santé psychique. Les TCA (Troubles du Comportement Alimentaire) en sont d'ailleurs un exemple flagrant. 

Alors, manger sainement, qu'est-ce que c'est ? Tout simplement de manger correctement, sans excès ni restrictions. 
Il y a un principe d'une grande importance au sein de l'alimentation, qui est le rythme. A quelle vitesse mangeons-nous ? Il faut savoir que la sensation de satiété signifie que notre organisme estime qu'il a assez mangé. Donc, pour bien sentir, de manière correcte (ni trop tôt, ni trop tard) cette sensation, il faut absolument prendre le temps de manger. De mâcher, de savourer chaque bouchée. Reposer sa fourchette entre chaque bouchée peut être une bonne idée. 
De cette façon, lorsque nous sentons la satiété arriver, nous pouvons la comprendre. En mangeant vite, au contraire, nous courrons le risque de trop manger et de ne ressentir la satiété que trop tard. Ce qui provoque cette sensation hautement désagréable d'avoir trop mangé : estomac lourd, impression de ne plus pouvoir se lever, etc. 
Dans un mode de vie sain, l'alimentation doit être source de plaisir et de bien-être, et non de stress ou d'angoisse. 

L'activité physique

Bouger, pratiquer une activité physique, est important. Quelle que soit l'activité. Il n'est pas nécessaire de pratiquer du sport à haut niveau ou à grande intensité, seulement de bouger de manière régulière. 

Bouger permet d'éliminer les toxines et d'évacuer le stress. La sédentarité, à l'inverse, augmente le stress. Et ce pour une raison très simple : la pratique d'une activité physique libère les hormones du bien-être, les endorphines. 

Sachant qu'une bonne santé physique consiste en 80% d'alimentation et 20% d'activité physique, il est donc possible de lier les deux de façon très étroite. En outre, pratiquer un sport, quel qu'il soit, doit être, là aussi, un plaisir. Il ne doit en aucun s'agir d'un calvaire ou de quelque chose que l'on redoute. Pour cela, il faut s'assurer d'opter pour la bonne activité, celle qui nous correspond et nous procure le plus de bien-être. 
Le quota 80% - 20% est aussi visible au sein d'un autre critère : la maladie. Nous considérons, en naturopathie, qu'une maladie se manifeste à 80% dans l'esprit, le psychisme, et à 20% dans le corps physique. Autrement dit, nous somatisons la plupart de nos émotions, ce qui nous fait souffrir physiquement. 

La gestion du stress

Gérer son stress est essentiel. Le stress va venir agir sur l'alimentation et sur l'activité physique. Un manque d'activité physique peut entraîner une hausse du stress, puisque nous ne nous en libérons pas, et le stress peut entraîner de mauvaises habitudes alimentaires. 

Lorsque nous angoissons, nous nous sentons mal. Nous ne sommes plus dans le bien-être, par conséquent, notre mode de vie s'en ressent. Côté alimentation, le stress peut jouer sur deux tableaux : il peut nous amener à manger plus, ou à manger moins, selon les personnes. Chacun à sa propre manière de gérer son angoisse. 
Certaines personnes ont besoin de compenser tandis que d'autres, au contraire, vont perdre tout appétit, toute envie de manger. 
Ce qui va entraîner un déséquilibre dans l'alimentation et, à plus ou moins long terme, un mal-être. 

Le lien entre les 3 piliers

Il existe donc un lien évident entre ces trois piliers. 
Si l'alimentation est en haut de la liste, c'est que c'est elle qui est la plus visible et la plus représentative d'un état de santé. 

Une alimentation saine et équilibrée va être le signe d'un bon style de vie. En tout cas, cela va signifier que nous parvenons à nous gérer. 
Qu'est-ce qu'une bonne alimentation ? Certaines personnes vont faire leurs trois repas, d'autres deux et d'autres encore, seulement un. Cela n'a pas forcément d'importance. Nous sommes tous différents et nos besoins vont être différents, en terme d'apport énergétique et calorique. Tant que les repas sont sains et équilibrés, cela veut dire qu'il y a une bonne gestion de son stress et de sa vie en général. En revanche, certaines habitudes (comme le grignotage, les comportements compulsifs, les excès ou les restrictions) vont être le signe d'un mal-être. 

Attention cependant ! Nous parlons ici de la vie de tous les jours, sans prendre en compte les jours ou les moments de fête. Dans ces moments-là, il est évident que nous n'allons pas faire autant attention que d'ordinaire, que nous allons nous lâcher. 
Ce n'est en aucun cas un signe négatif, mais le signe que nous savons profiter de ces instants. Ce qui est également un bon moyen de situer le bien-être d'une personne. Si nous ne savons pas profiter de ces moments, cela va devenir un signe de mal-être. Et donc, de stress et d'angoisse. 

Certains sportifs ont d'ailleurs un terme pour ces moments de relâche : le cheatmeal ou le cheatday. Autrement dit, le fait de se garder un repas ou une journée (selon les moments et les cas) pour manger sans se soucier de l'apport énergétique et calorique. On profite, tout simplement. 
Ce sont souvent les sportifs qui usent de cette méthode, qui leur permet de se situer au sein de leur vie et de leur alimentation et de mieux gérer les moments de relâche, mais elle peut être utilisée par tous ceux qui font très attention à leur alimentation dans la vie de tous les jours - comme les personnes en rééquilibrage alimentaire par exemple. 

Vient l'activité physique. Qui permet, nous l'avons dit, d'évacuer le stress et les toxines. Il s'agit de travailler nos muscles, quelle qu'en soit la manière. 
Elle peut être vive pour les plus sportifs, ou douce pour les moins sportifs. Chacun a les moyens de trouver ce qui lui correspond, l'important étant de ne pas oublier que la pratique d'une activité est surtout un moyen imparable pour se sentir mieux. 

Lorsque ces trois piliers sont équilibrés, qu'ils nous apportent bien-être et plaisir, nous nous sentons mieux. Si, au contraire, ils ne sont pas équilibrés, ils sont source de mal-être. Et nous devons alors chercher ce qui nous pose problème et par quel moyen inverser le processus. 
Les naturopathes, maîtres Reiki, énergéticiens, magnétiseurs, peuvent nous y aider et favoriser l'harmonie des chakras et donc, notre harmonie générale. L'acupuncture peut aussi être une bonne solution. Là aussi, il faut faire attention et ne jamais considérer que ces professionnels remplacent les médecins généralistes. Il faut toujours avoir un avis médical en premier lieu. Les médecines complémentaires doivent, comme leur nom l'indique, venir en complément de cet avis médical, jamais à la place. 

Esprits de vie

jeudi 14 mars 2019

Les mudras (méditation)

On nomme "mudras" les mouvements de méditation que l'on effectue avec les doigts. Les mudras sont utilisés par les personnes qui méditent, mais il ne faut pas les réaliser n'importe comment. Chaque mouvement a sa signification, sa symbolique, et est destiné à améliorer l'harmonie des chakras (eux aussi liés aux éléments). Et, par extension, notre harmonie mentale et corporelle, dans son intégralité. 

Que sont les mudras ?

Nous effectuons, chaque jour, de nombreux mouvements avec nos mains et, donc, avec nos doigts. Mais il est assez rare que nous fissions toucher nos doigts entre eux, sauf à le faire exprès. Or, selon la méditation et, pour aller plus loin, l'ayurvéda, chaque doigt possède sa signification. Et mettre en contact deux de nos doigts veut dire quelque chose. 
Une bonne association permet d'harmoniser nos chakras, tandis qu'une mauvaise les dérègle. 

Les mudras sont des mouvements de méditation. Ils sont donc utilisés lors d'une séance de méditation, mais pas seulement. Ils peuvent permettre de se détendre lors de moments de stress ou d'angoisse, ou de nous apaiser lorsque nous nous sentons submergés par les émotions, comme la colère par exemple. 
De ce fait, nous pouvons utiliser ces mouvements absolument partout, où que nous soyons. Dès que nous en ressentons le besoin, nous pouvons nous plonger dans une posture méditative et nous apaiser de cette manière. Les mudras nous aideront à favoriser le calme dans notre esprit. 

Il ne faut, bien entendu, pas chercher à les utiliser n'importe comment. Il faut connaître la symbolique de chacun d'entre eux, afin de nous assurer de choisir le bon mudra au bon moment. Tous n'apportent pas la même chose, tous ne servent pas à la même chose. 
Avant d'en sélectionner un, nous devons savoir ce que nous attendons, ce dont nous avons besoin et ce que nous espérons. 
Cela, que nous usions des mudras en méditation ou que nous en faisions usage à d'autres moments. Naturellement, il en existe beaucoup et il me sera impossible de tous les partager. 
Ici, nous parlerons donc des essentiels, des plus importants. 

Les mudras

Atmanjali est très certainement le plus connu, le plus célèbre et le plus utilisé.  Il s'agit de joindre les mains, tout simplement. 
En les joignant, bien droites, sur le chakra du coeur, Anahata, nous demandons la paix et l'amour, mais nous remercions également. C'est le mudra de la gratitude et le plus important. 

Jnana et Chin sont eux aussi assez connus, quoique pas forcément dans leur signification. Mais le mouvement est très souvent utilisé en méditation. Il s'agit de joindre le pouce et l'index de manière à former un cercle avec les deux doigts. Les autres doigts seront tendus. 
Ce mouvement a deux symboliques : la paume vers le haut, vers le ciel et l'univers, appelle à la compréhension de l'univers. C'est Jnana mudra. La paume tournée vers le bas, vers la terre, appelle la compréhension de soi. C'est Chin mudra. 

Prana est le mudra de la force. Le mouvement étant plus complexe, en voici une illustration :
Il demande la force vitale. 

Shunya est également très important puisqu'il appelle à la concentration et à l'apaisement. Il est excellent en période de stress et d'angoisse, mais également dans les moments où nous avons besoin de nous recentrer. 
Surya demande l'apaisement physique. 
Il favorise la compréhension et l'apaisement de tous les problèmes liés au physique. 

Ganesha favorise la réception et l'envoi de l'amour. Là encore, il doit être associé à Anahata, le chakra du coeur. Les deux paumes vont chacune vers une direction opposée. 
Ksepana est utile à l'élimination du stress, mais pas seulement. Ce mudra essentiel canalise l'énergie positive en éliminant l'énergie négative. Nous pouvons l'utiliser à chaque début de méditation, au réveil ou avant d'aller dormir. 
Cependant, ce mudra fait sortir les énergies, il ne faut donc pas le réaliser durant un trop long laps de temps pour éviter que les énergies positives s'en aillent à leur tour. Le mieux est de passer à Shunya par la suite.
Lotus. Il s'agit de se connecter au Divin, à l'univers et à la nature. Ce mudra harmonise l'intégralité de nos chakras, car il est associé au Tout. 
Ouvrir et fermer le lotus de façon régulière, en veillant à ce que la "fleur" demeure ouverte plus longtemps qu'elle sera fermée.

Akini permet la réflexion, la concentration. Il active nos deux cerveaux (gauche et droit) pour nous aider à trouver notre équilibre et favoriser notre concentration et notre compréhension. 


Ces neufs mudras ne sont, évidemment, pas les seuls. Il est possible de tous les apprendre afin d'avoir un plus large choix de mudras. Mais il est aussi possible de se concentrer sur ceux dont nous avons le plus besoin et de les pratiquer régulièrement. 
Avant de s'endormir, la pratique de la méditation et des mudras va venir favoriser le sommeil de qualité et permettre de s'apaiser. Dans ce cas, prendre la position de lotus et poser les mains sur les genoux (sauf pour réaliser les mudras nécessitant de se poser sur un chakra). 

Or méditation, il est toujours possible (et mieux) de poser malgré tout les mains sur les genoux. Cela permet de ne pas disperser notre énergie. 

Pourquoi utiliser les mudras ?

Si vous ne les connaissiez pas et ne les pratiquez donc pas, vous devez vous demander à quoi sert-il de réaliser ces mouvements. Effectivement, nous disons souvent que la pratique seule du yoga ou/et de la méditation est, à elle seule, suffisante pour créer une harmonie intérieure, une paix intérieure, et s'apaiser. 
C'est vrai. La respiration aide énormément et beaucoup du travail de la méditation se situe dans la respiration. Respirer apaise, calme et favorise le bien-être. Les musiques calmes, comme celles des chakras ou les sons de la nature, vont favoriser, eux aussi, cet état de bien-être et d'apaisement. 

Les mudras sont là pour ceux qui souhaitent aller plus loin et demander avec plus de précision ce dont ils ont besoin. 
La méditation, tout comme le yoga, sont des pratiques d'apaisement. Elles permettent de se calmer. Mais elles ne permettent pas de demander quoi que ce soit d'autre qu'un état intérieur de paix et de calme. C'est là que les mudras viennent se rajouter et trouvent leur utilité, voire leur nécessité pour ceux qui pratiquent depuis longtemps et sont adeptes de cette technique. 

Lorsque nous réalisons les mudras, nous devons veiller à ne pas les "mélanger" et à les travailler un par un. Nous pouvons terminer nos séances de méditation par le mudra de la gratitude, de la paix et de l'amour en joignant les mains, et travailler, le reste de la séance, un autre mudra. 
Il est important de ne pas changer trop rapidement de mudra, car cela pourrait "casser" l'énergie qu'il est censé envoyer. Pour être efficace, un mudra doit être activé pendant quelques minutes. Sur une méditation de vingt minutes, j'utilise trois mudras. 
Je commence souvent par Jnana et Chin, tourné vers l'un ou l'autre sens en fonction de mes besoins. La compréhension de soi et de l'univers me semble importante, c'est pourquoi ce mudra est devenu l'un de mes essentiels. 
J'enchaîne avec Prana, le mudra de la force. 
Et je termine, enfin, avec le mudra de la gratitude, en joignant les mains sur Anahata, chakra du coeur. Cela me permet de remercier l'univers pour ce qu'il m'apporte. 

Naturellement, cet enchaînement n'est qu'un exemple. Il n'est nullement obligatoire de faire comme cela, au contraire. 
Nous pouvons également ne travailler qu'un seul chakra ou en enchaîner d'autres. 

Les mudras envoient des ondes. Ils sont à pratiquer en fonction des besoins de chacun, qui divergent selon chaque personne. 
Nous sommes tous uniques et différents. Cela signifie que nos besoins sont différents. Et uniques eux aussi. 
Il est possible de se vider entièrement l'esprit en pratiquant les mudras et de les laisser agir, comme il est possible également de se concentrer sur une demande en particulier. En utilisant le mudra de la force, nous pouvons nous concentrer sur la force que nous nécessitons. La force est un mot qui englobe énormément de possibilités. 
Force pour quoi ? Quel usage ? Dans quelle situation ? Selon quels critères ? Nous devons donc nous comprendre un minimum pour être en mesure de savoir ce dont nous avons besoin. Ce que nous demandons, pourquoi nous en avons besoin ? 
Nous devons le savoir, afin de ne pas envoyer de messages "brouillés" à l'univers. Ou au Divin, en fonction des croyances de chacun. 

Esprits de vie

dimanche 10 mars 2019

L'écoute active

C'est le psychologue Carl Rogers qui a imaginé la technique et la pratique de l'écoute active. Autrement dit, faire du moment d'écoute un moment de compréhension de l'autre, une analyse de ce qu'il énonce, mais aussi de ses émotions et de sa gestuelle afin de comprendre le langage de l'autre dans son intégralité. 

Quelle différence avec l'écoute simple ?

Il y a déjà une grande différence entre "entendre" et "écouter". Ecouter signifie que l'on prête attention aux paroles de l'autre. 
Mais, quand nous écoutons, nous ne faisons attention, justement, qu'à ce qui est dit. Qu'à ce que l'on entend. Et, sous prétexte que nous avons ouvert nos oreilles et faisons travaillons notre ouïe, nous pensons que nous saisissons ce que dit l'autre. 

Sauf que, d'après Carl Rogers, le fait d'écouter activement - de réaliser une analyse plus poussée de ce que l'on entend - serait plus efficace. Pourquoi ? Déjà parce que, lorsque nous parlons, nous ressentons. Des émotions sortent de nous, ou restent en surface selon les personnes, mais sont présentes. Elles peuvent se traduire via des gestes, des mimiques, le ton de la voix ou encore la posture. 
Et tout cela serait à analyser, à saisir pour mieux percevoir et mieux comprendre ce que dit l'autre. Les paroles peuvent dire quelque chose tandis que le langage corporel peut dire autre chose, voire même l'inverse de ce qui est prononcé ! C'est le principe de l'écoute active. Elle permet tout simplement d'aller au-delà de ce qui est dit. 

Elle suppose donc de faire plus attention à l'autre et de le regarder lorsqu'il parle. Bien sûr, cela peut sembler naturel et même basique comme concept : regarder quelqu'un quand il prend la parole, c'est tout de même la base de toute communication et, pour aller plus loin, de la politesse même. 
Mais, encore une fois, il existe une différence entre voir et regarder. La même qui existe entre entendre et écouter. 
Voir suppose de poser son regard sur l'autre, tandis que regarder veut dire que nous nous concentrons sur l'autre. 
Parce que, oui, l'écoute active demande de la concentration. Et de la participation. De la participation silencieuse, bien évidemment. Cela demeure une participation. 

Pour commencer, avant même de s'intéresser à l'écoute active, nous devons intégrer certaines "règles". Règles, entre guillemets, car il ne faut pas l'entendre comme une obligation, simplement comme des moyens. 
Ces règles sont les accords Toltèques. Il y a en a quatre. Essentiels et nécessaires dans toute relation et toute communication si l'on désire écouter sereinement. L'écoute sereine est, elle aussi, absolument essentielle. Si l'on n'est pas serein, nous ne serons pas concentrés. 
  • Ne jamais rien prendre pour soi,
  • Toujours faire de son mieux,
  • Ne jamais faire de suppositions,
  • Avoir une parole impeccable.
Qu'est-ce ça signifie ? Que tout ce qui est dit n'a pas à nous concerner directement. Que nous n'avons pas à supposer quoi que ce soit (et donc à traduire à notre manière ce qui est dit ou fait). Que nous devons toujours tenter de nous améliorer. Et enfin, que nous devons toujours essayer de dire les choses de manière à ne blesser personne et à être le plus positif, le plus correct possible.

Bien sûr, rien que la pratique de ces accords représente déjà un travail personnel. Ils ont tout à voir avec la paix intérieure et avec la Vie en général. 
Et, dans le cas précis, avec la conversation, avec l'écoute. Et l'écoute active plus encore. 
Nous avons dit plus haut que l'écoute active était une analyse, une compréhension plus poussée de l'autre, de ce qu'il dit. Oui, mais sans traduction personnelle. Nous ne pouvons espérer avoir une écoute sereine si nous traduisons à notre manière, selon nos ressentis personnels, ce qu'est en train de dire l'autre. 

L'écoute sereine

L'écoute sereine serait même à placer avant l'écoute active. En effet, nous ne pouvons espérer écouter véritablement ce que dit l'autre si nous sommes pris personnellement par les paroles. Traduction : si nous prenons tout pour nous, ou que nous prenons tout ce qui est dit au pied de la lettre, c'est-à-dire au premier degré. 
Nous devons tout d'abord apprendre à écouter sereinement. Et pour cela, nous devons être sereins, le plus possible, avec nous-mêmes. 

Ce qui fait que nous nous impliquons dans l'écoute, ce n'est pas le fait de traduire à notre façon et selon ce que nous voulons comprendre, ce qui est dit. 
C'est le fait de comprendre l'autre. Dans ses émotions, ses paroles, ses gestes. Qu'est-il en train de dire de lui, véritablement ? 

Nous ne sommes pas sans savoir que les paroles ne sont qu'une part de ce qui est vraiment exprimé. Les paroles sont souvent faussées par les émotions, qui peuvent empêcher l'expression claire de ce que nous voulons dire réellement. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il y a tant de quiproquo et d'incompréhension justement, entre les gens. Nous ne savons pas aller au-delà de ce que nous entendons. 
Nous entendons quelque chose et le prenons immédiatement tel quel, sans chercher à comprendre, et même sans chercher à savoir s'il n'y a pas, éventuellement, autre chose derrière ces paroles. 

Pour exemple : quelqu'un d'agité lors d'une conversation essaye très certainement d'exprimer, inconsciemment la plupart du temps, un malaise. Partant de là, cette personne peut avoir des paroles calmes. Si nous savons déceler cette agitation et la comprendre, alors nous savons que cette conversation fait très certainement naître en elle des émotions puissantes. 
Bien entendu, cela ne fonctionnera pas face à quelqu'un qui a appris à se maîtriser et à contrôler ses émotions. Néanmoins, cela arrive rarement, car cet exercice, ce savoir, nécessite de nombreuses années de pratique et d'exercice.

Mais être serein ne s'arrête pas là. Cela requiert également une compréhension de soi-même. Pourquoi ressentons-nous cela ? Comment faire pour dire ce que nous voulons dire de façon claire ? Quelles sont mes convictions, mes désirs profonds ? Quels sont mes avis personnels ? Ai-je des arguments pour les étayer ? 
Cela demande donc un travail sur soi. Un grand travail.  

Trois clés pour faciliter l'écoute active

Certaines pratiques et moyens sont susceptibles d'améliorer notre écoute active. 
  • Pratiquer la respiration pour s'apaiser,
  • Améliorer notre observation,
  • Apprendre à reformuler.
Respirer aide beaucoup. C'est pourquoi, au sein de la méditation, la respiration est si importante. Elle apaise, met dans un meilleur état de concentration et permet de mieux se comprendre soi-même. Respirer peut nous aider à nous canaliser. 
Il est tout à fait possible de le faire en écoutant l'autre, puisque nous ne sommes pas censés parler, mais l'écouter. Il n'est pas non plus obligatoire de fermer les yeux. Ce n'est pas de la méditation, juste de la respiration. Peu à peu, nous nous sentirons plus calmes et serons plus à même de nous concentrer sur l'autre personne. 

L'observation demande de la pratique et de la concentration. Il faut savoir saisir les mimiques du visage (froncements de sourcils, moue, pincement des lèvres...), mais aussi la posture de l'autre personne et sa gestuelle en général (mouvements des mains, du corps entier, bras ou jambes croisées...). Tout cela est beaucoup plus simple quand nous ne sommes pas pris par l'envie de parler. Le silence intérieur, le calme intérieur, est le meilleur allié de l'écoute active puisqu'il permet d'être pleinement concentré sur celui qui a la parole. 

La reformulation est, elle, plus complexe. Il s'agit de reformuler ce qui est dit, mais aussi ce qui est vu. Nous synthétisons tout : paroles, gestuelle et intonation de voix pour avoir la meilleure compréhension possible. Pour aller chercher plus loin dans ce qu'exprime l'autre. 
L'écouteur actif ne parle que très peu, voire pas du tout. Et, s'il parle, il énonce ce qu'il a à dire d'une voix posée et la plus douce possible. Cela afin de ne pas "perturber" l'écoute active. Il faut savoir continuer d'analyser et de comprendre l'autre même quand nous sommes en train de parler (ce que je dis, comment le prend-il ? Que ressent-il ? Quelles sont ses réactions ?). 
Lorsque nous écoutons activement, nous parlons nous aussi. Nous disons à l'autre qu'il peut parler, que nous l'écoutons et sommes attentifs à lui. Cette écoute est, bien entendue, essentielle au sein d'un travail "social" qui met en relation avec d'autres personnes, mais aussi face aux enfants (relations parents/enfants par exemple) ou encore avec un ami ou un membre de la famille. 

En outre, cette écoute permet d'éviter les disputes et favorise notre vision de nous-mêmes. Que du positif !

Esprits de vie